Chaque année, le Black Friday revient comme une vague.
Une semaine — parfois un mois entier — d’offres agressives, de prix cassés et d’achats impulsifs.
Pour beaucoup d’entreprises, c’est un moment clé.
Mais pour moi, en tant que créatrice, c’est tout l’inverse : c’est un événement auquel je choisis consciemment de ne pas participer.
1. La création artisanale n’est pas compatible aveac la logique du “toujours moins cher”
Mon travail repose sur un savoir-faire, du temps, des matériaux soigneusement sélectionnés et un engagement personnel dans chaque pièce que je réalise.
Le modèle du Black Friday, lui, repose sur la surproduction et la réduction extrême des marges.
Baisser mes prix reviendrait à dévaloriser mon travail, celui des artisans en général, mais aussi la valeur réelle d’un objet créé avec passion.
2. Le Black Friday encourage la surconsommation
Nous vivons dans une époque où l’on nous pousse à acheter davantage, plus vite, sans réfléchir. Le Black Friday accentue ce phénomène en créant un sentiment d’urgence artificiel : “dépêche-toi”, “ne rate pas l’affaire”, “les stocks vont disparaître”.
En tant que créatrice, je défends au contraire une consommation plus consciente :
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acheter moins, mais mieux ;
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choisir des pièces qui durent ;
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privilégier le sens plutôt que la quantité.
3. Un prix juste doit l’être toute l’année
Je fixe mes prix pour qu’ils soient justes, cohérents et durables — pour moi comme pour mes clients. Soudainement proposer -50% reviendrait à envoyer un message contradictoire : soit le prix initial était trop élevé, soit la remise est impossible à assumer de manière responsable.
Dire non au Black Friday, c’est affirmer que chaque création a une valeur qui ne dépend pas d’un calendrier commercial.
4. Je préfère encourager des engagements plus durables
Plutôt que de participer à une journée de consumérisme massif, je préfère mettre en avant d’autres valeurs :
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la qualité plutôt que la quantité,
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la transparence dans les processus de création,
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une production raisonnée,
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un lien humain entre la créatrice et la personne qui achète.
Mon objectif n’est pas de vendre plus, mais de vendre mieux, à des personnes qui se reconnaissent dans mon univers et mes engagements.
Dire non au Black Friday, pour moi, c’est un acte cohérent avec ma manière de créer et avec les valeurs que je souhaite défendre.
Je choisis la qualité, la transparence, la durabilité et le respect du travail artisanal.
Et je suis profondément reconnaissante envers toutes les personnes qui privilégient des achats réfléchis, responsables et tournés vers le sens plutôt que vers la frénésie.



5. Soutenir les créateurs, c’est soutenir un modèle plus humain
Quand vous achetez chez une créatrice, vous soutenez une personne — pas un groupe anonyme.
Vous soutenez :
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un atelier,
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une passion,
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des mains qui travaillent,
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une vision du monde plus douce, plus responsable et plus authentique.
Le Black Friday met souvent en avant des géants du commerce qui peuvent se permettre des réductions énormes. Les petits créateurs, eux, ne fonctionnent pas sur les mêmes bases — et c’est justement ce qui fait leur richesse.
